22.5.08
"Frieda"
0068 les neuves pistes de danielle jacqui en art singulier.
Je reporte ci-dessous le texte que Lucy venue visiter mon atelier avant-hier, avec un atelier Marseillais, m’a adressé comme je le lui avais demandé………………..
Bonjour Danielle, depuis notre visite dans votre atelier, j'essaie de penser à ce fameux lit, mais j'avoue que quelques soucis en tête barrent la route de l'imaginaire, mais je vous donne les quelques idées que j'avais au départ. Donc, quatre colonnes du lit où sur deux colonnes un homme et une femme nus sont face à face. LA FEMME : adossée à la colonne, les bras levés enlaçant la colonne, longue chevelure bouclée, avec diadème ou couronne royale sur la tête. Une jambe légèrement repliée, talons aiguilles aux pieds. L'HOMME : également adossé à la colonne, mains croisées derrière la colonne la jambe opposée à celle de la femme légèrement repliée. Il pourrait être le beau David de la plage du Prado ou bien le loup de Tex Averty (yeux exhorbités et langue pendante!). Sur les deux autres colonnes il pourrait y avoir un dragon (le feu) et sur l'autre des anges qui soufflent (l'air, le vent) ou bien moins classique : les mêmes personnages des nus mais cette fois habillés robe du soir et smoking et haut-de-forme, un verre à la main... Mes idées s'arrêtent là, mais si autre chose me vient, je vous le communique ! En tout cas, je suis sûre que vous piocherez quelques idées en les transformant à votre façon et j'aurai grand plaisir à voir ce fameux lit...
Bon ouvrage et à bientôt. Lucy
En fait je dis souvent, que mon héroïne, parfait exemple de ORGANuGAMME,
(vu par moi, et sous réserve de son accord) !........................
Est Frieda Khalo.
Ce pour toutes sortes de raisons et même pour toutes les raisons du monde.
Je dis que mon rêve parallèle au ‘Colossal d’Art Brut’ est de réaliser mon lit à baldaquin.
Ce lit qu’il faudra charger, avec moi, dessus, pour me conduire à mon dernier vernissage.
Et ce lit, je le rêve impérial, tout de céramique rutilante, entouré.
Jr fabrique donc en parallèle de mes fabrications destinées à la Gare, des petites pièces rondes surmontées d’une terrasse pour pouvoir les superposer, et trouées dans le milieu de telle façon qu’elles puissent s’enfiler dans la monture des piliers du lit.
Je ne vois pas la fin car à 0,30….. 0,40 cm de haut qu’elles font il en faut beaucoup pour monter à 2 m. jusqu’au ciel du lit.
Qui plus est comme j’aime beaucoup ce système j’en fabrique pour la Gare en haute température.
(Que l’on ne se tracasse pas, je donnerai, le lit à baldaquin aussi, mais « La Maison de celle qui peint a besoin de pouvoir montrer le lit de la dame, qui, après avoir campé toute sa vie, finirait par s’endormir dans un lit de conte de fée.
(en attendant qu’un Prince Charmant, vienne la réveiller d’un baiser).
C’ est alors, que racontant et mon histoire, et ma fabrication à Lucy, celle-ci est intervenue sans se gêner, dans mon projet, bousculant tout à coup, toutes mes donnes établies.
J’ai trouvé cela génial.
Je vous donne amis lecteurs du blog, s’il s’en trouve, le dilemme dans lequel je me trouve.
Soit pour rester entière et fidèle à moi-même, je continue dans ma ligne obsessionnelle poursuivie depuis un bon bout de temps, soit je prends l’oxygène, apporté par l’imagination débordante et extravertie de Lucy, et quelque part, mon lit devient « le nôtre ».
J’en profite pour ouvrir le rêve à tous ceux qui le désirent.
Le lit à baldaquin pourra ainsi voyager et rejoindre le thème subsidiaire du prochain « Festival International d’Art Singulier à Aubagne, qui s’annonce grand.
J’attends vos propositions, par écrit ou bien par images, ( dessins, peintures etc…. sur mon courriel e Mail par exemple.
Merci.
Ire du fe
Je reporte ci-dessous le texte que Lucy venue visiter mon atelier avant-hier, avec un atelier Marseillais, m’a adressé comme je le lui avais demandé………………..
Bonjour Danielle, depuis notre visite dans votre atelier, j'essaie de penser à ce fameux lit, mais j'avoue que quelques soucis en tête barrent la route de l'imaginaire, mais je vous donne les quelques idées que j'avais au départ. Donc, quatre colonnes du lit où sur deux colonnes un homme et une femme nus sont face à face. LA FEMME : adossée à la colonne, les bras levés enlaçant la colonne, longue chevelure bouclée, avec diadème ou couronne royale sur la tête. Une jambe légèrement repliée, talons aiguilles aux pieds. L'HOMME : également adossé à la colonne, mains croisées derrière la colonne la jambe opposée à celle de la femme légèrement repliée. Il pourrait être le beau David de la plage du Prado ou bien le loup de Tex Averty (yeux exhorbités et langue pendante!). Sur les deux autres colonnes il pourrait y avoir un dragon (le feu) et sur l'autre des anges qui soufflent (l'air, le vent) ou bien moins classique : les mêmes personnages des nus mais cette fois habillés robe du soir et smoking et haut-de-forme, un verre à la main... Mes idées s'arrêtent là, mais si autre chose me vient, je vous le communique ! En tout cas, je suis sûre que vous piocherez quelques idées en les transformant à votre façon et j'aurai grand plaisir à voir ce fameux lit...
Bon ouvrage et à bientôt. Lucy
En fait je dis souvent, que mon héroïne, parfait exemple de ORGANuGAMME,
(vu par moi, et sous réserve de son accord) !........................
Est Frieda Khalo.
Ce pour toutes sortes de raisons et même pour toutes les raisons du monde.
Je dis que mon rêve parallèle au ‘Colossal d’Art Brut’ est de réaliser mon lit à baldaquin.
Ce lit qu’il faudra charger, avec moi, dessus, pour me conduire à mon dernier vernissage.
Et ce lit, je le rêve impérial, tout de céramique rutilante, entouré.
Jr fabrique donc en parallèle de mes fabrications destinées à la Gare, des petites pièces rondes surmontées d’une terrasse pour pouvoir les superposer, et trouées dans le milieu de telle façon qu’elles puissent s’enfiler dans la monture des piliers du lit.
Je ne vois pas la fin car à 0,30….. 0,40 cm de haut qu’elles font il en faut beaucoup pour monter à 2 m. jusqu’au ciel du lit.
Qui plus est comme j’aime beaucoup ce système j’en fabrique pour la Gare en haute température.
(Que l’on ne se tracasse pas, je donnerai, le lit à baldaquin aussi, mais « La Maison de celle qui peint a besoin de pouvoir montrer le lit de la dame, qui, après avoir campé toute sa vie, finirait par s’endormir dans un lit de conte de fée.
(en attendant qu’un Prince Charmant, vienne la réveiller d’un baiser).
C’ est alors, que racontant et mon histoire, et ma fabrication à Lucy, celle-ci est intervenue sans se gêner, dans mon projet, bousculant tout à coup, toutes mes donnes établies.
J’ai trouvé cela génial.
Je vous donne amis lecteurs du blog, s’il s’en trouve, le dilemme dans lequel je me trouve.
Soit pour rester entière et fidèle à moi-même, je continue dans ma ligne obsessionnelle poursuivie depuis un bon bout de temps, soit je prends l’oxygène, apporté par l’imagination débordante et extravertie de Lucy, et quelque part, mon lit devient « le nôtre ».
J’en profite pour ouvrir le rêve à tous ceux qui le désirent.
Le lit à baldaquin pourra ainsi voyager et rejoindre le thème subsidiaire du prochain « Festival International d’Art Singulier à Aubagne, qui s’annonce grand.
J’attends vos propositions, par écrit ou bien par images, ( dessins, peintures etc…. sur mon courriel e Mail par exemple.
Merci.
Ire du fe
21.5.08
Besoin d'aide un de ces aprèm.............
Des nouvelles ordinaires.
Hello, Claire et Isa.
J'ai besoin d'aide un de ces aprèm...pour installer la mariée qui n'a jamais existé sur la table et arranger son volant.........Merci, sauf jeudi où en principe je travaille dehors sur la jardinière.
Et puis, j'aimerais bien vous voir.
Bises.
Danielle.
J'attends les appréciations de Lucie, venue me rendre visite hier matin...........avec l'animateur et des participants tous sympathiques d'un atelier Marseillais...........
Je m'esclabouffre à vouloir réaliser les photos pour l'expo, ou restaurer ce qui a pu souffrir à la longue ici.
J'ai du mal pour décrocher les oeuvres ou pour les déplacer, Marielle s'il te plaît, peut-on demander à Christophe de venir avec toi une heure ou deux.
Je suis désolée d'appeler ainsi à l'aide mais je ne veux pas risquer de me mettre en difficulté physique en faisant des éfforts inconsidérés.
Ici sur le blog de danielle, mon petit territoire préféré: je viens remercier Bernard pour son extrême gentillesse.
Et sa modestie en sus.
Bernard est un si excellent connaisseur en art que j'aimerais qu'il ait une responsabilité culturelle décisive.
François va un peu mieux.
Merci.
Je n'ai plus de place dans l'atelier.
A l'intention de André: J'ai dû décharger le four sur la croûteuse et je ne sais pas comment faire pour la dégager, car je n'ai pas la force de bouger ces pièces-là.
Merci de venir m'aider un peu.
Je ne sais plus comment faire pour travailler.
Un beau soleil s'est levé ce matin.
Bonne journée. danielle.
Hello, Claire et Isa.
J'ai besoin d'aide un de ces aprèm...pour installer la mariée qui n'a jamais existé sur la table et arranger son volant.........Merci, sauf jeudi où en principe je travaille dehors sur la jardinière.
Et puis, j'aimerais bien vous voir.
Bises.
Danielle.
J'attends les appréciations de Lucie, venue me rendre visite hier matin...........avec l'animateur et des participants tous sympathiques d'un atelier Marseillais...........
Je m'esclabouffre à vouloir réaliser les photos pour l'expo, ou restaurer ce qui a pu souffrir à la longue ici.
J'ai du mal pour décrocher les oeuvres ou pour les déplacer, Marielle s'il te plaît, peut-on demander à Christophe de venir avec toi une heure ou deux.
Je suis désolée d'appeler ainsi à l'aide mais je ne veux pas risquer de me mettre en difficulté physique en faisant des éfforts inconsidérés.
Ici sur le blog de danielle, mon petit territoire préféré: je viens remercier Bernard pour son extrême gentillesse.
Et sa modestie en sus.
Bernard est un si excellent connaisseur en art que j'aimerais qu'il ait une responsabilité culturelle décisive.
François va un peu mieux.
Merci.
Je n'ai plus de place dans l'atelier.
A l'intention de André: J'ai dû décharger le four sur la croûteuse et je ne sais pas comment faire pour la dégager, car je n'ai pas la force de bouger ces pièces-là.
Merci de venir m'aider un peu.
Je ne sais plus comment faire pour travailler.
Un beau soleil s'est levé ce matin.
Bonne journée. danielle.
19.5.08
18.5.08
vers un colossal d'Art Brut
Je me décide, après plusieurs longs mois de silence et de discrétion, effacée mais toujours vivante, sur occupée, dans un labeur quotidien qui ne se dément pas, à reparler directement de ce qui est devenu au fil du temps mon parcours présent et je l’espère pour un long temps encore: le seul, le vrai, celui qui vaut la peine d’être vécu.
La réalisation du colossal d’art brut, que je propose adaptable ou non, la décision ne m ’appartenant pas, en réplique de la façade de la gare d’Aubagne.
J’ai trouvé écho, auprès de notre ami Gérard Sendrey, fondateur du Site de La Création Franche qui a réuni au fil du temps plus de 12.000 œuvres d’artistes d’art brut ou singulier
Gerard Sendrey qui est un artiste internationalement reconnu lui-même, et un penseur.
J’ai souvent fait appel à ses connaissances, à ses conseils et il est dans ce qui est devenu un véritable courant artistique, l’un de ceux que je respecte le plus.
Je le remercie ici, d’avoir bien voulu écrire pour moi, ce qu’il pensait de mon projet.
Je le remercie et apprécie à sa juste valeur, cette capacité qui est la sienne, de savoir s’engager généreusement pour une cause qui lui semble défendable, dès lors qu’un artiste lui demande aide comme je l’ai fait.
Danielle Jacqui en gare d’Aubagne
Un projet farfelu comme il y en eut qui ne cessent de réjouir les visiteurs depuis leur conception par des bâtisseurs inspirés. Danielle Jacqui est la descendante du Facteur Cheval, de Robert Tatin, Adolphe -Julien Fouré et autres hauts décorateurs paysagistes qui ont offert à tout venant les produits d’un labeur acharné au service d’une créativité majuscule.
Non contente d’avoir fait de sa propre demeure une œuvre d’art multiple emplie de créations sur lesquelles on s’assoit, dans lesquelles on mange et tant d’autres qui font partie du quotidien à regarder, à manipuler, Danielle a imaginé d’investir la gare d’Aubagne pour l’élever au rang de lieu à classer dans le patrimoine culturel national. Elle lui offre de la sorte une double appartenance compte-tenu de celle restant incontournable de rendez-vous de voyageurs ayant le sentiment de fréquenter la dépendance d’un Louvre singulier et de s’y sentir à la longue comme chez eux. Fabuleux privilège inclus dans le prix du billet délivré par la SNCF, toujours omniprésente dans ces allées et venues.
Donc, Danielle Jacqui, à l’instar de ses prédécesseurs en d’autres chantiers, ne craignant pas l’ampleur de la tâche, s’est investie courageusement dans la mise en œuvre de sa créativité pour la transformation de cet élément du service public en véritable monument. Grâce à quoi de nombreuses générations, présentes et à venir, d’usagers ou de visiteurs, auront le privilège de pouvoir jouir d’un étonnant spectacle.
On pourrait en venir à se demander si cette personne qui fait preuve depuis ses plus jeunes années d’une farouche originalité n’inscrit pas en son for intérieur cette réalisation comme un hommage à une civilisation dont elle a su vivre ardemment les potentialités offertes mais qui montre quelques signes de retard par rapport aux fulgurantes avancées d’un progrès trop systématiquement livré aux mains de la technocratie. La gare d’Aubagne, comme tout un passé alors devenu encombrant d’édifices plus ou moins uniformes et seulement empêcheurs d’adaptation au temps venu, serait un jour ou l’autre, dans un futur rationnel, vouée à la démolition. Il est permis de penser que Danielle Jacqui veut lui donner longue vie en l’enrichissant d’un particularisme profondément lié à l’environnement artistique dans lequel cette artiste exerce ses talents singuliers. Son œuvre agira par ses vertus salvatrices sur cet immeuble banal dans son genre pour lui valoir l’intérêt d’une société toujours plus préoccupée de protection du patrimoine. Elle mettra aussi pour longtemps l’accent sur la production d’individus comme elle revendiquant une liberté puisée aux origines de l’expression dite artistique mais inspirée par les pulsions créatives qui ont accompagné, voire généré, l’évolution de l’humanité. Combien de conquêtes en tous les domaines, de modes, de comportements, trouvant leurs origines dans les œuvres d’artistes précurseurs ! Pour peu qu’on y consacre l’attention nécessaire, on trouve les influences de ces créateurs tout au long de notre histoire. Ils ont provoqué des réactions de la part des pouvoirs en place qui se sentent toujours menacés par toute novation. La véritable création est toujours subversive. Elle constitue souvent, même inconsciemment de la part de l’auteur, un refus de l’existant ou de ce qui pourrait lui advenir. Les exemples sont multiples mais le propos n’est pas ici de les énumérer. Il convient seulement de souligner combien l’entreprise de Danielle Jacqui s’inscrit, peut-être à son insu, dans cette dynamique. Il s’agit, pour une large part, de la sauvegarde d’un témoignage du passé en lui assurant un avenir. La qualité de la réalisation, son inventivité, la considération à laquelle elle obligera les décideurs du futur, tout cela constituera une barrière que les plus hardis dévastateurs n’oseront probablement pas franchir. Ainsi, notre amie, par la dimension hors du commun de son entreprise, dote d’une assurance tous risques ce bâtiment pourtant déjà désuet face aux architectures répondant aux principes actuels de modernité. Lesquelles seront plus tard revues et corrigées selon d’autres critères, puis bonnes à raser comme de vieilles barbes. Voilà ce que peut conjurer l’investissement de cette novatrice sur ce qui n’était pas avant son intervention un chef d’œuvre mais ne sera plus après en péril.
On peut considérer que pour ce qui la concerne personnellement, par rapport à sa carrière haut de gamme dans le milieu où elle s’inscrit, il s’agit d’un acte gratuit. C’est la gare d’Aubagne qui avait besoin d’une consécration. Pas Danielle dont les travaux sont exposés à travers le monde en des lieux réputés où ils attirent grande attention. C’est la gare d’Aubagne qui, pour sa protection, a besoin d’une reconnaissance de type artistique. Pas elle qui a déjà reçu maintes preuves de l’intérêt suscité par les dessins, les toiles, les sculptures qu’elle a conçus et qui ont parcouru les continents en recueillant les assentiments des amateurs les plus avertis.
Alors quoi ? Un coup pour le fun ? On s’amuse comme on peut. Danielle Jacqui nous montre qu’elle peut vraiment beaucoup. Bravo !
Gérard Sendrey
La réalisation du colossal d’art brut, que je propose adaptable ou non, la décision ne m ’appartenant pas, en réplique de la façade de la gare d’Aubagne.
J’ai trouvé écho, auprès de notre ami Gérard Sendrey, fondateur du Site de La Création Franche qui a réuni au fil du temps plus de 12.000 œuvres d’artistes d’art brut ou singulier
Gerard Sendrey qui est un artiste internationalement reconnu lui-même, et un penseur.
J’ai souvent fait appel à ses connaissances, à ses conseils et il est dans ce qui est devenu un véritable courant artistique, l’un de ceux que je respecte le plus.
Je le remercie ici, d’avoir bien voulu écrire pour moi, ce qu’il pensait de mon projet.
Je le remercie et apprécie à sa juste valeur, cette capacité qui est la sienne, de savoir s’engager généreusement pour une cause qui lui semble défendable, dès lors qu’un artiste lui demande aide comme je l’ai fait.
Danielle Jacqui en gare d’Aubagne
Un projet farfelu comme il y en eut qui ne cessent de réjouir les visiteurs depuis leur conception par des bâtisseurs inspirés. Danielle Jacqui est la descendante du Facteur Cheval, de Robert Tatin, Adolphe -Julien Fouré et autres hauts décorateurs paysagistes qui ont offert à tout venant les produits d’un labeur acharné au service d’une créativité majuscule.
Non contente d’avoir fait de sa propre demeure une œuvre d’art multiple emplie de créations sur lesquelles on s’assoit, dans lesquelles on mange et tant d’autres qui font partie du quotidien à regarder, à manipuler, Danielle a imaginé d’investir la gare d’Aubagne pour l’élever au rang de lieu à classer dans le patrimoine culturel national. Elle lui offre de la sorte une double appartenance compte-tenu de celle restant incontournable de rendez-vous de voyageurs ayant le sentiment de fréquenter la dépendance d’un Louvre singulier et de s’y sentir à la longue comme chez eux. Fabuleux privilège inclus dans le prix du billet délivré par la SNCF, toujours omniprésente dans ces allées et venues.
Donc, Danielle Jacqui, à l’instar de ses prédécesseurs en d’autres chantiers, ne craignant pas l’ampleur de la tâche, s’est investie courageusement dans la mise en œuvre de sa créativité pour la transformation de cet élément du service public en véritable monument. Grâce à quoi de nombreuses générations, présentes et à venir, d’usagers ou de visiteurs, auront le privilège de pouvoir jouir d’un étonnant spectacle.
On pourrait en venir à se demander si cette personne qui fait preuve depuis ses plus jeunes années d’une farouche originalité n’inscrit pas en son for intérieur cette réalisation comme un hommage à une civilisation dont elle a su vivre ardemment les potentialités offertes mais qui montre quelques signes de retard par rapport aux fulgurantes avancées d’un progrès trop systématiquement livré aux mains de la technocratie. La gare d’Aubagne, comme tout un passé alors devenu encombrant d’édifices plus ou moins uniformes et seulement empêcheurs d’adaptation au temps venu, serait un jour ou l’autre, dans un futur rationnel, vouée à la démolition. Il est permis de penser que Danielle Jacqui veut lui donner longue vie en l’enrichissant d’un particularisme profondément lié à l’environnement artistique dans lequel cette artiste exerce ses talents singuliers. Son œuvre agira par ses vertus salvatrices sur cet immeuble banal dans son genre pour lui valoir l’intérêt d’une société toujours plus préoccupée de protection du patrimoine. Elle mettra aussi pour longtemps l’accent sur la production d’individus comme elle revendiquant une liberté puisée aux origines de l’expression dite artistique mais inspirée par les pulsions créatives qui ont accompagné, voire généré, l’évolution de l’humanité. Combien de conquêtes en tous les domaines, de modes, de comportements, trouvant leurs origines dans les œuvres d’artistes précurseurs ! Pour peu qu’on y consacre l’attention nécessaire, on trouve les influences de ces créateurs tout au long de notre histoire. Ils ont provoqué des réactions de la part des pouvoirs en place qui se sentent toujours menacés par toute novation. La véritable création est toujours subversive. Elle constitue souvent, même inconsciemment de la part de l’auteur, un refus de l’existant ou de ce qui pourrait lui advenir. Les exemples sont multiples mais le propos n’est pas ici de les énumérer. Il convient seulement de souligner combien l’entreprise de Danielle Jacqui s’inscrit, peut-être à son insu, dans cette dynamique. Il s’agit, pour une large part, de la sauvegarde d’un témoignage du passé en lui assurant un avenir. La qualité de la réalisation, son inventivité, la considération à laquelle elle obligera les décideurs du futur, tout cela constituera une barrière que les plus hardis dévastateurs n’oseront probablement pas franchir. Ainsi, notre amie, par la dimension hors du commun de son entreprise, dote d’une assurance tous risques ce bâtiment pourtant déjà désuet face aux architectures répondant aux principes actuels de modernité. Lesquelles seront plus tard revues et corrigées selon d’autres critères, puis bonnes à raser comme de vieilles barbes. Voilà ce que peut conjurer l’investissement de cette novatrice sur ce qui n’était pas avant son intervention un chef d’œuvre mais ne sera plus après en péril.
On peut considérer que pour ce qui la concerne personnellement, par rapport à sa carrière haut de gamme dans le milieu où elle s’inscrit, il s’agit d’un acte gratuit. C’est la gare d’Aubagne qui avait besoin d’une consécration. Pas Danielle dont les travaux sont exposés à travers le monde en des lieux réputés où ils attirent grande attention. C’est la gare d’Aubagne qui, pour sa protection, a besoin d’une reconnaissance de type artistique. Pas elle qui a déjà reçu maintes preuves de l’intérêt suscité par les dessins, les toiles, les sculptures qu’elle a conçus et qui ont parcouru les continents en recueillant les assentiments des amateurs les plus avertis.
Alors quoi ? Un coup pour le fun ? On s’amuse comme on peut. Danielle Jacqui nous montre qu’elle peut vraiment beaucoup. Bravo !
Gérard Sendrey
17.5.08
L'ORGANuGAMME
16.5.08
la belle endormie
ORGANuGAMME
0067 les neuves de Danielle jacqui en art singulier
Un champ de réflexion est toujours contestable et cela tient de la fantasmagorie permise à l’artiste.
Il ne faudra donc pas me tenir rigueur de mes possibles erreurs.
Il appartiendra au contraire à mes lecteurs de me contredire, de me contester ou je l’espère d’adhérer un peu beaucoup ou pas du tout.
ORGANuGAMME ouvre un champ sur des engagements passionnels à long terme, et « jusqu’au-boutistes », et le plus souvent utopistes, qui pour ce qui m’intéresse concerne des peintres, des sculpteurs, des anarchitectes.
ORGANuGAMME, pourrait aussi bien s’intéresser parallèlement à Diane Fossey, Roger Lhornoy, ou le Facteur Cheval, ou Bernard Palissy.
En créant (j’ose l’espérer) le principe ORGANuGAMME je fais action et réaction.
En inscrivant ma démarche en ce chemin volontairement buissonier, je crée pour moi une définition où le frontiérisme, distribué par des créateurs de frontières et élevé au rang de stratégie par leurs successeurs ne saurait m’exclure.
Je trouve moi-même, «une place » dans cette petite portion d’univers où je serai passée.
ORGANuGAMME ne peut être déterminé à priori, et ne saurait être carriériste au sens consensuel des choses.
Un grand site que j’imagine très volontiers, ORGANuGAMME, pourrait ainsi réaliser des animations autour de ces types d’aventures, conserver des œuvres, des documents filmés, des conférences, et des spectacles,
Il serait impossible à des opportunismes de s’y déclarer avant que de n’avoir parcouru l’espace- temps nécessaire pour y accéder, et démontrer la force de leurs engagements et de leurs réalisations.
Normalement, on ne saurait se titrer –ORGANuGAMME- à l’avance, (mais toutes les contradictions sont envisageables) puisque la passion vous prend « au ventre », souvent de façon fortuite, à ce point que l’on ne sait pas le plus souvent reconnaître la force qui nous pousse. C’est elle qui conduit le navire.
Ce serait parfaitement démocratique puisque tout un chacun, aurait la possibilité d’y accéder, à condition qu’il ait tenté de faire l’ascension, et qu’il y soit parvenu.
En fait, l’activité créatrice ou la recherche initiale fondatrice sert de serrure à l’aventure de vie qui fait l’ ORGANUGAMMIE.
On peut très bien se croire en définition, alors que l’on est dans l’erreur par rapport à un concept, du moment que l’on conduit l’utopie jusqu’au Grand-œuvre, on est ORGANuGAMME.
Un champ de réflexion est toujours contestable et cela tient de la fantasmagorie permise à l’artiste.
Il ne faudra donc pas me tenir rigueur de mes possibles erreurs.
Il appartiendra au contraire à mes lecteurs de me contredire, de me contester ou je l’espère d’adhérer un peu beaucoup ou pas du tout.
ORGANuGAMME ouvre un champ sur des engagements passionnels à long terme, et « jusqu’au-boutistes », et le plus souvent utopistes, qui pour ce qui m’intéresse concerne des peintres, des sculpteurs, des anarchitectes.
ORGANuGAMME, pourrait aussi bien s’intéresser parallèlement à Diane Fossey, Roger Lhornoy, ou le Facteur Cheval, ou Bernard Palissy.
En créant (j’ose l’espérer) le principe ORGANuGAMME je fais action et réaction.
En inscrivant ma démarche en ce chemin volontairement buissonier, je crée pour moi une définition où le frontiérisme, distribué par des créateurs de frontières et élevé au rang de stratégie par leurs successeurs ne saurait m’exclure.
Je trouve moi-même, «une place » dans cette petite portion d’univers où je serai passée.
ORGANuGAMME ne peut être déterminé à priori, et ne saurait être carriériste au sens consensuel des choses.
Un grand site que j’imagine très volontiers, ORGANuGAMME, pourrait ainsi réaliser des animations autour de ces types d’aventures, conserver des œuvres, des documents filmés, des conférences, et des spectacles,
Il serait impossible à des opportunismes de s’y déclarer avant que de n’avoir parcouru l’espace- temps nécessaire pour y accéder, et démontrer la force de leurs engagements et de leurs réalisations.
Normalement, on ne saurait se titrer –ORGANuGAMME- à l’avance, (mais toutes les contradictions sont envisageables) puisque la passion vous prend « au ventre », souvent de façon fortuite, à ce point que l’on ne sait pas le plus souvent reconnaître la force qui nous pousse. C’est elle qui conduit le navire.
Ce serait parfaitement démocratique puisque tout un chacun, aurait la possibilité d’y accéder, à condition qu’il ait tenté de faire l’ascension, et qu’il y soit parvenu.
En fait, l’activité créatrice ou la recherche initiale fondatrice sert de serrure à l’aventure de vie qui fait l’ ORGANUGAMMIE.
On peut très bien se croire en définition, alors que l’on est dans l’erreur par rapport à un concept, du moment que l’on conduit l’utopie jusqu’au Grand-œuvre, on est ORGANuGAMME.
15.5.08
les belles d'aujourd'hui!
Je m'étais levée l'humeur poète, et j'avais plié le ciel pleureur dans son gris teinté de fraîcheur humide.
Au fond du carton gisait mon poème déchiré:
Ô vous,
les rois, les reines, les valets en forme de cartes à jouer,
La rosée du matin est mieux qu'un quartier de lune!
Depuis la frêle embarcation,
Six pieds, trois doigts et cinq sous,
jetaient par dessus bord,
les épuisettes et les cacarinettes...............
Ne restait plus qu'un papier rabouillu, dechiru, recousu.
Et je suis partie sur mon chantier en chantant la chanson de celle qui céramique
entre huit heure et midi.........
Au fond du carton gisait mon poème déchiré:
Ô vous,
les rois, les reines, les valets en forme de cartes à jouer,
La rosée du matin est mieux qu'un quartier de lune!
Depuis la frêle embarcation,
Six pieds, trois doigts et cinq sous,
jetaient par dessus bord,
les épuisettes et les cacarinettes...............
Ne restait plus qu'un papier rabouillu, dechiru, recousu.
Et je suis partie sur mon chantier en chantant la chanson de celle qui céramique
entre huit heure et midi.........
ROMEO
la cuisson était accomplie juste avant la panne!
starting gate
12.5.08
le plafond plafonne mais j'ai des ailes.
J'ai travaillé à la mise en couleur de plusieurs pièces ce matin à l'atelier.
Heureusement ma VP. m'avait accompagnée, car toute seule, je serais angoissée par la solitude extrême de ce lieu les jours feriés.
Il y a pourtant les pigeons très roucouleurs et des nids un peu partout avec des tous jeunes qui piaillent.
J'ai voulu couler en ciment une pièce pour remplacer celles de mon jardin, qui ont été choisies pour être exposées à Nice.
L'idée de voir mon jardin déplumé me gêne un peu, bien que je suis complètement ravie de cette envolée Niçoise.
Je me suis donc mis dans la tête l'idée de fabriquer des pièces de remplacement.
Quand je me fixe un objectif rien ne saurait m'en arrêter.
Je suis allée chercher le sac de mortier dans ma voiture bien trop lourd pour moi.
J'ai dû faire une halte et repartir ensuite jusqu'au jardin sans m'arrêter.
C'était juste, mais j'ai pu faire.
J'ai réalisé 3 petites gâchées et couler ma pièce.
Je n'avais pas assez de mortier et je devrai faire un rajout.
Mais je me suis promis d'acheter le ciment par petits contingentements.
Je l'ai fait.
J'ai ainsi gagné sur moi, sur mon âge, sur toutes ces petites difficultés qui me rendent plus fragile et voudraient m'anéantir.
Je suis sans nouvelles de mon épistolière favorite?
Est-elle en désamour à mon égard?
Je m'en chagrine.
Le premier chapître de mon nouveau roman commence ce soir. (affaire à suivre).
l'art est constructif
Une visiteuse dans ma maison hier émettait l'idée tout en sollicitant mon approbation que l'art pouvait être ou bien était, une thérapie.
Je pense quant à moi que si c'était réellement une thérapie, une fois guéri on arrêterait.
Je pense aussi que la démesure en la matière peut devenir une maladie à contrario.
à partir du moment où, cela se transforme en addiction.
Je pense quant à moi qu'il s'agit d'un dérivatif puissant qui aide à la construction.
Qui sert de rempart à l'ennui, et aux angoisses passées, présentes et futures.
l'application d'une formule de travail, de recherche, d'entrée en communication avec les autres tout autant qu'avec les grandes questions universelles.
Je pense que nous naissons avec des fractures ou que nous abordons des fractures dans le courant de notre vie qui nous laissent désemparés et auxquelles il nous faut trouver remède.
D'aucuns, très nombreux s'adonnent au tabac, ou à l'alcoolisme ou à d'autres dérivatifs, qui leur donnent l'illusion de panser les plaies.
Mais ces dérivatifs sont destructeurs.
Il y a sans doute bien d'autres formules d'addictions constructives que l'art: le sport par exemple, ou l'écriture, mais pourquoi non la couture ou le tricot, ou les voyages, que sais-je?........
Mais doubler sa vie d'une passion forte c'est l'entrée en 6ème dimension, c'est sûr.
Je n'ai jamais fait "d'analyse" et je ne veux pas en faire.
J'ai toujours eu le sentiment que ce serait comme un viol qui entamerait toute cette inépuisable envie de m'exprimer.
Mais je sais qu'il y a eu une première fracture, même si je ne la distingue pas.
C'est la raison pour laquelle la devise au fronton de ma "Maison" est:
Dominant mes peurs: j'avance dans la vie!
le plafond de ma salle de bain
Pour regarder à l'aise le plafond de ma salle de bain, il faut être couché dans la baignoire.
Or, je ne peux plus faire cette démarche là, par peur de ne pas savoir m'en relever.
Cela me gêne aussi dans ma démarche créative et surtout poètique, car l'immersion dans l'eau chaude favorise mes muses!
Aussi, ai-je décidé d'aller voir si je pourrais trouver une baignoire en résine moins profonde et légère que ma vieille et belle "ancienne" en fonte verte des années 50, que je pourrais poser par-dessus!
11.5.08
quand le four est en parfait état de marche les cuissons sont hyper réussies.
le dernier enfantement.
souvenirs Niçois
66 les neuves pistes de Danielle jacqui en art singulier.
J’avais dix ou onze ans.
………………….. C’était après la guerre et je revenais à Nice, pour un séjour chez mon père.
J’avais voulu retrouver une amie quittée depuis l’âge de six ans.
Je l’avais conservée intacte et semblable à ce qu’elle était lorsque nous voisinions et grandissions ensemble.
Je ne savais pas que lorsque le destin sépare les gens, le vécu accapare chacun et bifurque si différemment les chemins, que celle, ou celui que l’on croyait très proche s’est involontairement éloigné, de telle façon qu’il est difficile de renouer relation.
J’avais pourtant essayé et nous nous étions retrouvées en présence de la mère de la fillette, sur la plage.
C’était une journée très ensoleillée, mais avec un vent très fort et la mer était si agitée que les gens restaient sur les galets.
J’avais dû vouloir faire la « belle » et montrer (quelle idée ?) que je savais nager!
J’étais entrée dans l’eau inconsidérément et j’avais tout de suite été happée par une méchante vague qui m’avait ensevelie et qui m’avait jeté la tête violemment contre l’un des piliers en fer du Palais sur pilotis qui avançait dans la Méditerranée.
J’avais accroché mes doigts dans les graviers et plus je tentais de les enfoncer pour me retenir, plus l’eau jaillissante les faisait glisser sous mes doigts.
Je ne sais combien de vagues s’étaient jetées sur moi avant que je n’ai pu réussir à me relever et à sortir de ce piège.
Lorsque j’étais sortie de l’eau, j’avais eu le sentiment que personne ne s’était aperçu du problème qui avait été le mien.
Mes cheveux dégoulinaient et j’avais sur le front une énorme bosse.
La maman de mon amie avait alors sorti une pièce de monnaie-miracle, qu’elle avait aplatie sur la bosse en appuyant fortement, et la bosse avait disparu.
Je n’ai jamais revu cette amie de la petite enfance, j’espère qu’elle aura eu une vie heureuse.
Quand je regarde les images de ce monument aujourd’hui disparu, qui avançait glorieusement dans la mer, sur fond d’un bleu très soutenu, je superpose automatiquement ce lointain souvenir.
J’avais dix ou onze ans.
………………….. C’était après la guerre et je revenais à Nice, pour un séjour chez mon père.
J’avais voulu retrouver une amie quittée depuis l’âge de six ans.
Je l’avais conservée intacte et semblable à ce qu’elle était lorsque nous voisinions et grandissions ensemble.
Je ne savais pas que lorsque le destin sépare les gens, le vécu accapare chacun et bifurque si différemment les chemins, que celle, ou celui que l’on croyait très proche s’est involontairement éloigné, de telle façon qu’il est difficile de renouer relation.
J’avais pourtant essayé et nous nous étions retrouvées en présence de la mère de la fillette, sur la plage.
C’était une journée très ensoleillée, mais avec un vent très fort et la mer était si agitée que les gens restaient sur les galets.
J’avais dû vouloir faire la « belle » et montrer (quelle idée ?) que je savais nager!
J’étais entrée dans l’eau inconsidérément et j’avais tout de suite été happée par une méchante vague qui m’avait ensevelie et qui m’avait jeté la tête violemment contre l’un des piliers en fer du Palais sur pilotis qui avançait dans la Méditerranée.
J’avais accroché mes doigts dans les graviers et plus je tentais de les enfoncer pour me retenir, plus l’eau jaillissante les faisait glisser sous mes doigts.
Je ne sais combien de vagues s’étaient jetées sur moi avant que je n’ai pu réussir à me relever et à sortir de ce piège.
Lorsque j’étais sortie de l’eau, j’avais eu le sentiment que personne ne s’était aperçu du problème qui avait été le mien.
Mes cheveux dégoulinaient et j’avais sur le front une énorme bosse.
La maman de mon amie avait alors sorti une pièce de monnaie-miracle, qu’elle avait aplatie sur la bosse en appuyant fortement, et la bosse avait disparu.
Je n’ai jamais revu cette amie de la petite enfance, j’espère qu’elle aura eu une vie heureuse.
Quand je regarde les images de ce monument aujourd’hui disparu, qui avançait glorieusement dans la mer, sur fond d’un bleu très soutenu, je superpose automatiquement ce lointain souvenir.
le plafond plafonne car il fait partie du décor.
le plafond plafonne car il fait partie du décor et il serait temps de le positionner autrement afin que l'on puisse le regarder.
Un monde fou à la Maison hier.
C'était plein de vie.
Et il faisait bon.
10.5.08
à partir du 20 juin.............
Ces trois toiles font partie de la sélection opérée par l'équipe du Musée International d'Art Naïf Anatole Jakovsky à Nice, pour faire partie de mon exposition
qui se déroulera du 20 juin au 4 novembre en ce lieu.
le four est reparti! Merci!
9.5.08
TERMINUS 4 et ORGANuGAMME
0065Les neuves pistes de Danielle Jacqui en art singulier
(…) Je travaille par amour du travail, je veux dire de ce travail qui est un tout.
Je va is au bout de ce que j’entreprends .
Je sais ne pas m’éparpiller, ni sacrifier l’essentiel au secondaire. Dès que j’ai eu conscience de ma potentielle capacité artistique, je me suis projetée dans le temps, sur un chemin à longue distance.
Et même si j’ai manifesté quelque impatience ici ou là je me suis
toujours aperçue que le temps seul peut forger l’œuvre-ŒUVRE.
Donc je peux travailler trois ans sur une pièce (broderie par exemple), chaque pièce entrant ensuite dans le TOUT et participant de l’ensemble.
Lorsque j’ai enclenché une œuvre ou un projet, je me sens responsable quelque part et j’aurais honte de m’en démettre, ou de bâcler.
Le problème vient de mon imaginatif qui construit des projets qui tiennent le plus souvent de l’utopie,surtout lorsque ce projet,implique le collectif : participation à une exposition, réalisation renouvelée de la façade de « la Maison », ou festival d’art singulier.
La décision première, le rêve, ou la volonté cachée en moi, présument de mes forces, mais lorsque je suis engagée, je ne peux plus reculer, et je deviens mon propre bourreau.
Mais la capacité de former ces projets et de les réaliser est directement liée au lent travail sur moi-même et dans la durée de l’aventure artistique.
(…)
Je me voudrais souvent ailleurs, plus dans le savoir faire et dans la perfection de ce savoir-faire.
Mais en même temps je me rends très bien compte de la qualité même de mon travail né de ce non-savoir-faire, de l’imperfection et de l’appesantissement sur l’imperfection.
Je reconduis ici un texte déjà ancien qui se trouve conforté par cet engagement qui dure à présent depuis novembre 2006 :
Vers un colossal d’Art Brut, qui m’a mise sur un labeur créatif « colossal » interminable tout autant que passionnant, et sur une utopie dont je ne me démets pas malgré les embûches.
Je pense qu’ici on peut déjà trouver matière à définition pour cette station « ORGANuGAMME » vers laquelle je suis embarquée.
(…) Je travaille par amour du travail, je veux dire de ce travail qui est un tout.
Je va is au bout de ce que j’entreprends .
Je sais ne pas m’éparpiller, ni sacrifier l’essentiel au secondaire. Dès que j’ai eu conscience de ma potentielle capacité artistique, je me suis projetée dans le temps, sur un chemin à longue distance.
Et même si j’ai manifesté quelque impatience ici ou là je me suis
toujours aperçue que le temps seul peut forger l’œuvre-ŒUVRE.
Donc je peux travailler trois ans sur une pièce (broderie par exemple), chaque pièce entrant ensuite dans le TOUT et participant de l’ensemble.
Lorsque j’ai enclenché une œuvre ou un projet, je me sens responsable quelque part et j’aurais honte de m’en démettre, ou de bâcler.
Le problème vient de mon imaginatif qui construit des projets qui tiennent le plus souvent de l’utopie,surtout lorsque ce projet,implique le collectif : participation à une exposition, réalisation renouvelée de la façade de « la Maison », ou festival d’art singulier.
La décision première, le rêve, ou la volonté cachée en moi, présument de mes forces, mais lorsque je suis engagée, je ne peux plus reculer, et je deviens mon propre bourreau.
Mais la capacité de former ces projets et de les réaliser est directement liée au lent travail sur moi-même et dans la durée de l’aventure artistique.
(…)
Je me voudrais souvent ailleurs, plus dans le savoir faire et dans la perfection de ce savoir-faire.
Mais en même temps je me rends très bien compte de la qualité même de mon travail né de ce non-savoir-faire, de l’imperfection et de l’appesantissement sur l’imperfection.
Je reconduis ici un texte déjà ancien qui se trouve conforté par cet engagement qui dure à présent depuis novembre 2006 :
Vers un colossal d’Art Brut, qui m’a mise sur un labeur créatif « colossal » interminable tout autant que passionnant, et sur une utopie dont je ne me démets pas malgré les embûches.
Je pense qu’ici on peut déjà trouver matière à définition pour cette station « ORGANuGAMME » vers laquelle je suis embarquée.
TERMINUS 4 ou vers un colossal d'art brut
6.5.08
celle dont le four est en panne depuis dix jours!
Celle dont le four est en panne depuis dix jours continue ses modelages.
Anne ma soeur Anne ne vois-tu rien venir?
3.5.08
Définir "ORGANuGAMME"????????????!!!!!!!!!!!!!
2.5.08
ORGANuGAMMEest un rebelle constructif et objectif
Cette peinture ne voulait pas se terminer, et restait en panne depuis plusieurs mois.
C'est ainsi, que j'ai décidé de lui administrer un fond noir.
Au premier regard, le résultat était piètre et désagréable même.
Mais, mis en situation sur fond de la bibliothèque rouge, il change d'allure, et devient partie prenante de l'univers.
En regardant de plus près,le sujet prend de l'ampleur.
On dirait un personnage entouré des flammes de l'enfer, une main appuyée sur le soleil, et duquel, s'échappe un enfant bleu couleur de lumière et d'espoir.
Merci à celui qui m'a offert le brin de muguet
1.5.08
a propos des...............
A propos des reportages télé, qui se font par le biais des émissions spécialisées sur les agencements des maisons, dans le cadre d'émission "déco" ou la recherche de cadres de vie insolites.
Mon travail passe par là et je prends.
Et même en ce qui concerne cette série, amie, jusque,.à présent., je dois dire je n'ai pas été déçue.
Le reportage antérieur était magnifique, et il avait eu un superbe rebondissement dans un très beau livre.
C'est la raison pour laquelle, j'ai accepté, d'ouvrir ma porte, malgré le fait que ce genre d'exercice me fatigue terriblement maintenant.
En effet, dès lors que je travaille dans un atelier à l'extérieur en véritable
ORGANuGAMME pour la réalisation d'un Colossal d'Art Brut, je n'ai guère le temps de
m'occuper de la mise en ordre de la Maison et j'ai dû faire des efforts géants pour
tout mettre "clean" tant je sais que la "caméra" est impitoyable, et voit tout même
ce qui dérange.
Ce faisant j'ai dû déranger un peu, car je le suppose on aurait aimé voir traîner
mes tubes, mes truelles et mes pinceaux.........
Mais je le répète actuellement mon atelier est à l'extérieur.
J'ai été heureuse d'accueillir ces deux reporters sympathiques, et je les remercie
pour leur gentillesse.
Peu importe si je n'ai pas accès à la reconnaissance des émissions réservées à
l'art.
J'ai même accepté un distractif, dans "ma cuisine" afin de mettre à l'honneur cet ami de l'association des "amis" qui apprécie mon travail et m'apporte son soutien et souvent son aide.
C'est ainsi que l'on pourra trouver une façon de faire "la tortilla" dans une cuisine où les préparations avec des oeufs sont plus souvent mélangées avec des vernis ou du cirage qu'avec des oignons.
30.4.08
Pascal et Véronique en reportage pour la télé...en la "Maison"
Celle dont le four est en panne,............. à l'école de céramique
Aubagne n'est pas Barcelonne mais pourquoi ne pas ..
Aubagne n'est pas Barcelonne comme l'on a su me dire, mais pourquoi ne pas en recueillir le souffle et imaginer une ville magistrale à notre façon.
Transmettre un savoir est dérisoire puisque tout le monde possède en lui des forces créatives, mais mon esprit aventureux devrait être là pour faire passer cette démarche qui sous le vent sait marcher contre le vent.
Transmettre l'idée que nous ne sommes pas forcément dans l'immuable, et que nous devons savoir inventer, et ne pas nous retenir pour inventer en grand.
Et si certains de ces enfantements magiques...
Et si certains de ces enfantements magiques en 3D., étaient retenus comme les ébauches de monuments ou de bâtiments, construits dans la ville.
Et si, l'on ouvrait grand, le champ de possibilités ouvert par le biais de la céramique à ces architectes du commun qui s'ignorent.
J'ai trouvé très agréables et bien plus les créations des stagiaires de l'école de céramique.
29.4.08
ORGANuGAMME ou le voyage en "bus"
Chaque définition trouve sa contre- règle.
C'est la raison pour laquelle j'en suis si souvent rebelle.
Le message que je tente de faire passer quand je me trouve en situation de me prononcer, comme c'était le cas dans la conversation à l'Ecole de la Céramique aujourd'hui, c'est que nous devons toujours percevoir le champ de nos possibilités comme inépuisable.
Que ce n'est pas violer les interdits que de tenter d'être inventifs, imaginatifs et d'ouvrir nos propositions grand angle.
Libres sont les autres dont nous ne saurions nous passer, d'en disposer ou non.
J'ai bien aimé cette rencontre.
Pour moi, c'est de l'oxygène.
Merci.
J'ai trouvé ici de bien sympathiques créations.
Marie France est venue me montrer ses peintures sur panneaux ce matin et j'ai adoré.
Cela me fait du bien aussi.
J'ai pris le bus de l'"agglo" pour rentrer...........Je pourrais faire un tableau: Le voyage en bus!
Je faisais tout pour me tenir à la barre devant moi.
Cela tanguait de tous les côtés, mais je voyais mes paysages quotidiens d'un autre regard en vision hauteur.
Le bus était rempli de gens.
Un long couloir de gens sérieux, tous assis.
Nous aurions pu être n'importe où: par exemple traversant La Cordillière Des Andes.
Je voulais bien être ici et pourquoi non ailleurs.
C'est la raison pour laquelle j'en suis si souvent rebelle.
Le message que je tente de faire passer quand je me trouve en situation de me prononcer, comme c'était le cas dans la conversation à l'Ecole de la Céramique aujourd'hui, c'est que nous devons toujours percevoir le champ de nos possibilités comme inépuisable.
Que ce n'est pas violer les interdits que de tenter d'être inventifs, imaginatifs et d'ouvrir nos propositions grand angle.
Libres sont les autres dont nous ne saurions nous passer, d'en disposer ou non.
J'ai bien aimé cette rencontre.
Pour moi, c'est de l'oxygène.
Merci.
J'ai trouvé ici de bien sympathiques créations.
Marie France est venue me montrer ses peintures sur panneaux ce matin et j'ai adoré.
Cela me fait du bien aussi.
J'ai pris le bus de l'"agglo" pour rentrer...........Je pourrais faire un tableau: Le voyage en bus!
Je faisais tout pour me tenir à la barre devant moi.
Cela tanguait de tous les côtés, mais je voyais mes paysages quotidiens d'un autre regard en vision hauteur.
Le bus était rempli de gens.
Un long couloir de gens sérieux, tous assis.
Nous aurions pu être n'importe où: par exemple traversant La Cordillière Des Andes.
Je voulais bien être ici et pourquoi non ailleurs.
27.4.08
Et le "Van Gogh" est celui de mon ami Francis.......
La marine à la tête de mon lit, est l'oeuvre de mon fils Maxime et le "Van Gogh" est celui de mon ami Francis Conessa.
Ma chambre pourrait difficilement se pavaner dans les revues de décoration au sens où on entend généralement le terme de décoration.
Elle est d'ailleurs en général un peu beaucoup fourre tout, et peut même aller jusqu'à justifier l'appellation de décharge, exit cette chère Madame Bubu, que je n'oublie pas.........
Non pas que je la néglige.
Mais il faut faire avec les aléas d d'une maison atelier, traversée par mes incessantes créations, et par conséquent, les amoncellements gênants des materiaux, du materiel, des livres et documents, et des dossiers si nombreux que je ne suis plus capable de les gérer.
Encore que cela se soit bien amélioré.
Il y avait autrefois une étagère du sol jusqu'au plafond où étaient stockés tous mes ingrédients aussi bien pour la peinture, la sculpture, la déco, le travail textile.
J'avais beau mettre en ordre, c'était un tel amoncellement que je n'y parvenais pas.
Aussi bien, j'avais trouvé la technique, qui consistait à laisser pendre ou dépasser un échantillon de chaque chose.
Cela donnait l'impression d'un embrouillamini,véritable trésor-installation.
Claude avait coutume de dire que j'avais besoin d'une de ces caisses pour le charbon que l'on remplissait par le dessus et dans lequel une ouverture en bas laissait sortir le charbon...........
Et je partageais cette pièce avec Claude qui lui-même était un collectionneur en tout genre de documentation et un archiviste de première.....
Donc un entasseur.
Il entassait et rangeait savamment.
Sauf que son installation était très en ordre pour lui, mais très inesthétique à mes yeux.
Enfin, quand il fallait avoir le reste de la maison en ordre, c'était là, que je rapatriais tout ce qui encombrait ailleurs.
Il fallait et il faut encore privilègier l'atelier-maison plutôt que d'en penser une maison à vivre à la bobo, et aller vers le but final qui n'en finira que lorsque je n'en n'aurai plus la force.
Mais, j'ai en ce moment l'extrême avantage d'avoir un véritable atelier en dehors de la "Maison".
Cela simplifie tellement la vie.
et à ce point que je peux enfin avoir un semblant d'ordre dans ma chambre.
L'avenir dira si l'on en fait une salle "danielle jacqui" de plus. Il y a beaucoup d'oeuvres mobiles non accrochées, où si on la réserve pour ma petite collection
perso, des oeuvres de mes amis, et de ma collection de "nuls HIE", comme c'est le cas.
Ma chambre pourrait difficilement se pavaner dans les revues de décoration au sens où on entend généralement le terme de décoration.
Elle est d'ailleurs en général un peu beaucoup fourre tout, et peut même aller jusqu'à justifier l'appellation de décharge, exit cette chère Madame Bubu, que je n'oublie pas.........
Non pas que je la néglige.
Mais il faut faire avec les aléas d d'une maison atelier, traversée par mes incessantes créations, et par conséquent, les amoncellements gênants des materiaux, du materiel, des livres et documents, et des dossiers si nombreux que je ne suis plus capable de les gérer.
Encore que cela se soit bien amélioré.
Il y avait autrefois une étagère du sol jusqu'au plafond où étaient stockés tous mes ingrédients aussi bien pour la peinture, la sculpture, la déco, le travail textile.
J'avais beau mettre en ordre, c'était un tel amoncellement que je n'y parvenais pas.
Aussi bien, j'avais trouvé la technique, qui consistait à laisser pendre ou dépasser un échantillon de chaque chose.
Cela donnait l'impression d'un embrouillamini,véritable trésor-installation.
Claude avait coutume de dire que j'avais besoin d'une de ces caisses pour le charbon que l'on remplissait par le dessus et dans lequel une ouverture en bas laissait sortir le charbon...........
Et je partageais cette pièce avec Claude qui lui-même était un collectionneur en tout genre de documentation et un archiviste de première.....
Donc un entasseur.
Il entassait et rangeait savamment.
Sauf que son installation était très en ordre pour lui, mais très inesthétique à mes yeux.
Enfin, quand il fallait avoir le reste de la maison en ordre, c'était là, que je rapatriais tout ce qui encombrait ailleurs.
Il fallait et il faut encore privilègier l'atelier-maison plutôt que d'en penser une maison à vivre à la bobo, et aller vers le but final qui n'en finira que lorsque je n'en n'aurai plus la force.
Mais, j'ai en ce moment l'extrême avantage d'avoir un véritable atelier en dehors de la "Maison".
Cela simplifie tellement la vie.
et à ce point que je peux enfin avoir un semblant d'ordre dans ma chambre.
L'avenir dira si l'on en fait une salle "danielle jacqui" de plus. Il y a beaucoup d'oeuvres mobiles non accrochées, où si on la réserve pour ma petite collection
perso, des oeuvres de mes amis, et de ma collection de "nuls HIE", comme c'est le cas.
26.4.08
24.4.08
réfalafalafalafaré
23.4.08
Le journal de la Résidence d'artiste danielle jacqui passe par l'école de la céramique
work shop à l'école de céramique Aubagne
L'inventivité, la création en terre insolite a sa place aussi à l'école de céramique à Aubagne, qui forme de futurs céramistes dans les meilleures conditions à toutes les techniques par ailleurs.
L'introduction de cet après-midi sympathique où j'étais invitée par Monsieur Vaucher, s'est accomplie avec la présentation d'extraits de texte de Jean Claude Caire fondateur réalisateur du "Bulletin des amis de François Ozenda", Chris Besser et Bruno Montpied.
ré fa la ré fa la ré fa la fa la fa ré! l'air de danielle
le moulin à vent
Généralement les oeuvres de mes amis artistes obtenues par acquisition ou par échange au cours des ans et notamment par le biais de mail art, sont exposées dans ma chambre et isolées de mes propres fabrications.
Cette fois avec le moulin à vent et le trieur de grains, de "Jean Pierre", je n'ai pas pu, ni su résister.
C'était dans mon jardin avant même que cela ne soit entré dans la maison.
L'honneteté veut que j'en prévienne.
Cette fois avec le moulin à vent et le trieur de grains, de "Jean Pierre", je n'ai pas pu, ni su résister.
C'était dans mon jardin avant même que cela ne soit entré dans la maison.
L'honneteté veut que j'en prévienne.
22.4.08
terme "Art Singulier "vision danielle jacqui
Nous sommes au temps des choix.
Et le Festival d’art singulier en tant que tel a nécessité de se définir ou de se redéfinir.
Retour à la base. Et en 1987 d’abord.
Bien mesurer d’abord que j’étais entrée en art en 1970, et que mon attachement viscéral à cette contre- force en moi, et à ce travail fortification, maturateur, et fil d’Ariane durait depuis déjà vingt ans.!
Lorsque j’ai eu l’idée de créer cette manifestation, c’était pour faire un retour, à Raymond Reynaud, qui avait eu l’amabilité ou l’opportunité, ou les deux à la fois de m’inviter ainsi que l’artiste réputée Marie Morel, pour participer à une exposition organisée par lui autour de son groupe « école », au Monastère de Beauregard.
Il faut dire que de ce temps-là, ceux qui pouvaient prétendre au titre de singuliers ne courraient pas les rues, ou bien qu’ils oeuvraient la plupart du temps au fond de leur jardin, et à ce point dissimulés que leurs œuvres non remarquées, se sont effacées, avec le temps (gloire et hommage à eux !), que le commerce n’en voulait pas, et que nous ne nous connaissions entre nous que très difficilement.
Notre liaison à Reynaud-Arlette et à moi-même se fit par le biais d’une rencontre de nos destins qui avaient voulu sans doute que cela soit.
En fait tandis que j’avais réussi par le plus grand des hasards à planter ma » tente », avec mes œuvres « d’art », dans la galerie marchande du magasin du « Printemps » à La Valentine, le « Quinconce Vert de Raymond Reynaud et ses amis s’exposait dans la vitrine en face de moi, avec son travail sur « JEAN DE FLORETTE ».
Ce fut l’époque fabuleuse de la découverte de nos univers, et le début d’une sorte de « réseau « ïfication », qui tout en préservant nos autonomies et nos différences essentielles rapprochaient entre nous, ce qui était«approchable» .
Cette exposition à Beauregard était extraordinaire.
C’est ici que j’ai fait la connaissance de Jean Claude Caire et de sa compagne, qui furent par le biais de leur revue:
(Le bulletin des amis de François Ozenda, le liant essentiel pour nous, aussi bien que pour tellement d’autres, et le constituant à la base de ce « mouvement » qui n’a cessé de grandir.
Jean- Claude Caire, ne se contentait pas de fréquenter les expositions naissantes, mais se plaçait en découvreur de talents ignorés et buissonniers, en chercheur, en ‘archiveur’.
Il avait pour moi, l’immense mérite de venir jusqu’à la Maison, périodiquement et de m’encourager de ses articles « décortiqueurs » et révélateurs.
Je dirai, que la revue de Simone et Jean-Claude indissociables, était mon monde médiatique de référence, une planète qui me suffisait.
Un monde qui me permettait d’évoluer, sans participer au mouvement artistique général, au système tout court et ainsi me préservait.
Une fois par an, Jean- Claude et Simone, organisaient chez eux, l’assemblée générale, de leur association qui grandissait sans cesse et s’enrichissait de la présence de nouveaux venus.
C’était une fête, organisée par ces gens courageux et généreux, un moment intense et unique).
Désirant à tout prix remercier Reynaud, lui rendre la politesse, je lui avais demandé s’il « marcherai » avec moi, si j’arrivais à monter quelque chose par chez moi.
Et il avait acquiescé.
J’ai donc entamé une longue série de démarche, auprès de tout ce qui ressemblait à décideur politique ou culturel autour de moi, pour informer de ce type d’art.
Ce n’était pas simple auprès des politiques qui ne sont pas forcément cultivés en art, et en art brut ou singulier en plus.
as simple non plus, d’obtenir leur écoute, parce que j’étais considérée comme hyper dérangeante pour ne pas dire « dérangée mentalement » par ici.C’était plus simple pour eux, de s’aligner sur la mouvance existante des peintres locaux, petits sous-maîtres impressionnistes très influents dans le tissu local.
Mais chemin faisant par le biais d’un élu le regretté ami Jonac, mes « théories » progressaient…………….
……………Et se confirmèrent avec l’arrivée à la « culture » Ville de Roquevaire, du regretté « Clément David », et du contact pris avec, malheureusement regretté aussi, « Jacques Ingrand » alors Président du Centre Culturel.
Tout le monde s’étant mis d’accord.
Ne restait plus qu’à nous accorder Reynaud et moi-même.
C’est ainsi que nous décidâmes du titre de notre manifestation Raymond et moi………..
Il n’était pas question, pour moi, de « rouler » sur le nom de « Quinconce Vert » patronyme initial de Reynaud et de son groupe, auquel je n’adhérais pas et qui avait couvert l’exposition à « Beauregard ».
Ce que Reynaud avait compris.
J’avais demandé à ce que nous donnions d’emblée la notion reconductible et imposante de « FESTIVAL »
C’est alors qu’il m’a dit :
Il y a eu en 1978 à Paris une grande exposition appelée « les Singuliers de l’Art »
Pourquoi n’appellerions-nous pas notre manifestation, art Singulier……….
Festival d’Art Singulier.
C’est ainsi, que naquit l’appellation et du Festival, et à mon sens le terme patronyme de « Art Singulier » pour ce type d’art. ( Aux « savantissimes » de me confirmer ou de m’infirmer.
(C’est en tout cas, la raison pour laquelle, j’ai toujours regretté, les déclinaisons récupératrices, qui proposaient de métamorphoser notre appellation en : « les arts singuliers ».)
Nous avions décidé Reynaud et moi, que chacun apporterait sa provende d’artistes et que Jean –Claude Caire, serait une sorte d’arbitre et de conseil.
J’avoue humblement, que si j’ai été le moteur et le « participateur » réalisateur principal de cette manifestation dès lors et depuis, je dois énormément à Reynaud, dont le travail n’a jamais cessé de me surprendre et de me fasciner, pour l’apport, à ce moment-là, de son réseau propre d’artistes et pour sa connaissance du réseau existant en France, qu’il connaissait mieux que moi.
Il faut dire que je suis restée intrinsèquement attachée à cette forme première de nos sélections, même si chemin faisant, au fil des ans, nous sommes amenés parfois à composer.
Les gens ici, qui s’en souviennent, ne manquent pas de me signaler, le caractère spécifique et intéressant de ces expositions d’alors, et notre éloignement actuel par rapport à nos sources.
Et c’est ici que je suis obligée d’expliquer, comment le comité artistique de la Compagnie d’Art Singulier en Méditerranée et moi-même sommes obligés d’être constants et exigeants sur une sélection rigoureuse qui tient compte de l’avancée dans le temps, et de la progression de ce type d’art par une assimilation avec le système, mais qui n’oublie pas sa vocation première.
C’est ainsi que l’on ne peut pas à mon sens demander à s’inscrire à notre festival, comme s’il s’agissait d’une foire à la brocante.
Pour la raison première que l’éthique qui fut la mienne dès le départ et qui a été adoptée ici, est que pour les artistes, c’est gratuit.
On ne paye pas le droit d’exposer ni sa parution dans le catalogue.
Nous choisissons et nous assumons.
Les salles sont gardées et les œuvres assurées.
On peut et on doit si on le veut, se faire connaître de nous, et les choix qui sont le fait d’un petit comité opèrent, et réussissent sans doute.
Comité artitique de la Compagnie d’art Singulier : Marielle Magliozzi, qui est titulaire d’une thèse sur les environnementalistes singuliers.
Serge Panarotto, écrivain et grand connaisseurs des chemins buissonniers,
Roger Ferrara, artiste.
Et moi-même, Danielle Jacqui , depuis toujours en connexion et en consultation avec des référents sur les questions.
Nous pouvons faire des omissions et des erreurs mais en général cela est corrigé dans le temps, puisque avec le plus grand des sérieux, notre manifestation perdure.
La Compagnie d’Art Singulier est jusqu’ici présidée par l’exceptionnel ami Fréderic Rays.
Participent aussi :
Gilbert Cossini en tant que trésorier.
Jean Paul Nicoli.
Mihèle et jean Christophe Guérin animateurs et organisateurs d’expositions.
Peut-êtere aussi, Nathalie Garnel qui était chargée de la communication lors du dernier festival..
Et sans doute le Président de « l’Association des Amis de Danielle Jacqui »,qui, ne l’oublions pas est « fondatrice » de la manifestation, avec La Ville de Roquevaire et son Centre Culturel. et travaille dans ce cas en parfait jumelage.
J’ajouterai à cela, qu’un certain nombre d’idées réunissaient ma démarche propre et mes convictions à la façon de voir très personnelle de Reynaud.
La passion de créer était viscérale, nous étions réellement marginaux de l’art et de son système, nous ne passions pas notre temps en expositions à but lucratif, et notre regard était très attentif voir draconien, par rapport à l’inventivité, à la création, et à l’expression intéressante et non sophistiquée des autodidactes réels.
Nos idées différaient toutefois sur certains points capitaux.
C’est la raison pour laquelle, je prétends, qu’il est impossible et contre nature de chercher à conceptualiser l’art dit singulier.
On est singulier parce que par essence on est seul.
Chaque solitude pouvant se regrouper et se reconnaître sous le vocable.
En ce qui concerne, la prolifération des manifestations dites d’art singulier, il faut regarder les choses, de façon positive.
En ce temps de nos premiers festivals, il n’y avait pas d’échappatoire entre l’art traditionnel, très usité et abusé dans nos contrées, et l’art consacré et officiel dit Art Contemporain.
Nous avons ouvert une brèche là, qui a séduit beaucoup de gens.
On ne va pas leur reprocher d’avoir tenté d’y entrer.
Tant pis pour eux si n’ayant pas compris le sérieux de nos engagements ils se sont laissés entraîner ailleurs que là, où nous aurions aimé les voir demeurer.
Je me bats ici, actuellement, pour que le Festival d’art singulier que nous préparons actuellement continue de se préserver, et fasse des choix réfléchis, et je propose par ailleurs, sans savoir encore si je serai entendue, d’ouvrir parallèlement un marché dit « de la création dite singuière », capable d’accueillir des démarches qui sollicitent une participation et que nous n’aurions pas retenues..
Afin que le public dispose de nos choix et que nous ne nous posions pas en censeurs avec le risque d’erreur que nous pourrions commettre.
Et je propose justement, de ne pas figurer moi-même à l’intérieur du Festival consacré, mais d’être au centre du marché de la création.
Non plus en tant que « singulier artiste » mais parce que j’entre en « ORGANuGAMMIE ».
(A suivre) copyright Danielle jacqui.
l
Et le Festival d’art singulier en tant que tel a nécessité de se définir ou de se redéfinir.
Retour à la base. Et en 1987 d’abord.
Bien mesurer d’abord que j’étais entrée en art en 1970, et que mon attachement viscéral à cette contre- force en moi, et à ce travail fortification, maturateur, et fil d’Ariane durait depuis déjà vingt ans.!
Lorsque j’ai eu l’idée de créer cette manifestation, c’était pour faire un retour, à Raymond Reynaud, qui avait eu l’amabilité ou l’opportunité, ou les deux à la fois de m’inviter ainsi que l’artiste réputée Marie Morel, pour participer à une exposition organisée par lui autour de son groupe « école », au Monastère de Beauregard.
Il faut dire que de ce temps-là, ceux qui pouvaient prétendre au titre de singuliers ne courraient pas les rues, ou bien qu’ils oeuvraient la plupart du temps au fond de leur jardin, et à ce point dissimulés que leurs œuvres non remarquées, se sont effacées, avec le temps (gloire et hommage à eux !), que le commerce n’en voulait pas, et que nous ne nous connaissions entre nous que très difficilement.
Notre liaison à Reynaud-Arlette et à moi-même se fit par le biais d’une rencontre de nos destins qui avaient voulu sans doute que cela soit.
En fait tandis que j’avais réussi par le plus grand des hasards à planter ma » tente », avec mes œuvres « d’art », dans la galerie marchande du magasin du « Printemps » à La Valentine, le « Quinconce Vert de Raymond Reynaud et ses amis s’exposait dans la vitrine en face de moi, avec son travail sur « JEAN DE FLORETTE ».
Ce fut l’époque fabuleuse de la découverte de nos univers, et le début d’une sorte de « réseau « ïfication », qui tout en préservant nos autonomies et nos différences essentielles rapprochaient entre nous, ce qui était«approchable» .
Cette exposition à Beauregard était extraordinaire.
C’est ici que j’ai fait la connaissance de Jean Claude Caire et de sa compagne, qui furent par le biais de leur revue:
(Le bulletin des amis de François Ozenda, le liant essentiel pour nous, aussi bien que pour tellement d’autres, et le constituant à la base de ce « mouvement » qui n’a cessé de grandir.
Jean- Claude Caire, ne se contentait pas de fréquenter les expositions naissantes, mais se plaçait en découvreur de talents ignorés et buissonniers, en chercheur, en ‘archiveur’.
Il avait pour moi, l’immense mérite de venir jusqu’à la Maison, périodiquement et de m’encourager de ses articles « décortiqueurs » et révélateurs.
Je dirai, que la revue de Simone et Jean-Claude indissociables, était mon monde médiatique de référence, une planète qui me suffisait.
Un monde qui me permettait d’évoluer, sans participer au mouvement artistique général, au système tout court et ainsi me préservait.
Une fois par an, Jean- Claude et Simone, organisaient chez eux, l’assemblée générale, de leur association qui grandissait sans cesse et s’enrichissait de la présence de nouveaux venus.
C’était une fête, organisée par ces gens courageux et généreux, un moment intense et unique).
Désirant à tout prix remercier Reynaud, lui rendre la politesse, je lui avais demandé s’il « marcherai » avec moi, si j’arrivais à monter quelque chose par chez moi.
Et il avait acquiescé.
J’ai donc entamé une longue série de démarche, auprès de tout ce qui ressemblait à décideur politique ou culturel autour de moi, pour informer de ce type d’art.
Ce n’était pas simple auprès des politiques qui ne sont pas forcément cultivés en art, et en art brut ou singulier en plus.
as simple non plus, d’obtenir leur écoute, parce que j’étais considérée comme hyper dérangeante pour ne pas dire « dérangée mentalement » par ici.C’était plus simple pour eux, de s’aligner sur la mouvance existante des peintres locaux, petits sous-maîtres impressionnistes très influents dans le tissu local.
Mais chemin faisant par le biais d’un élu le regretté ami Jonac, mes « théories » progressaient…………….
……………Et se confirmèrent avec l’arrivée à la « culture » Ville de Roquevaire, du regretté « Clément David », et du contact pris avec, malheureusement regretté aussi, « Jacques Ingrand » alors Président du Centre Culturel.
Tout le monde s’étant mis d’accord.
Ne restait plus qu’à nous accorder Reynaud et moi-même.
C’est ainsi que nous décidâmes du titre de notre manifestation Raymond et moi………..
Il n’était pas question, pour moi, de « rouler » sur le nom de « Quinconce Vert » patronyme initial de Reynaud et de son groupe, auquel je n’adhérais pas et qui avait couvert l’exposition à « Beauregard ».
Ce que Reynaud avait compris.
J’avais demandé à ce que nous donnions d’emblée la notion reconductible et imposante de « FESTIVAL »
C’est alors qu’il m’a dit :
Il y a eu en 1978 à Paris une grande exposition appelée « les Singuliers de l’Art »
Pourquoi n’appellerions-nous pas notre manifestation, art Singulier……….
Festival d’Art Singulier.
C’est ainsi, que naquit l’appellation et du Festival, et à mon sens le terme patronyme de « Art Singulier » pour ce type d’art. ( Aux « savantissimes » de me confirmer ou de m’infirmer.
(C’est en tout cas, la raison pour laquelle, j’ai toujours regretté, les déclinaisons récupératrices, qui proposaient de métamorphoser notre appellation en : « les arts singuliers ».)
Nous avions décidé Reynaud et moi, que chacun apporterait sa provende d’artistes et que Jean –Claude Caire, serait une sorte d’arbitre et de conseil.
J’avoue humblement, que si j’ai été le moteur et le « participateur » réalisateur principal de cette manifestation dès lors et depuis, je dois énormément à Reynaud, dont le travail n’a jamais cessé de me surprendre et de me fasciner, pour l’apport, à ce moment-là, de son réseau propre d’artistes et pour sa connaissance du réseau existant en France, qu’il connaissait mieux que moi.
Il faut dire que je suis restée intrinsèquement attachée à cette forme première de nos sélections, même si chemin faisant, au fil des ans, nous sommes amenés parfois à composer.
Les gens ici, qui s’en souviennent, ne manquent pas de me signaler, le caractère spécifique et intéressant de ces expositions d’alors, et notre éloignement actuel par rapport à nos sources.
Et c’est ici que je suis obligée d’expliquer, comment le comité artistique de la Compagnie d’Art Singulier en Méditerranée et moi-même sommes obligés d’être constants et exigeants sur une sélection rigoureuse qui tient compte de l’avancée dans le temps, et de la progression de ce type d’art par une assimilation avec le système, mais qui n’oublie pas sa vocation première.
C’est ainsi que l’on ne peut pas à mon sens demander à s’inscrire à notre festival, comme s’il s’agissait d’une foire à la brocante.
Pour la raison première que l’éthique qui fut la mienne dès le départ et qui a été adoptée ici, est que pour les artistes, c’est gratuit.
On ne paye pas le droit d’exposer ni sa parution dans le catalogue.
Nous choisissons et nous assumons.
Les salles sont gardées et les œuvres assurées.
On peut et on doit si on le veut, se faire connaître de nous, et les choix qui sont le fait d’un petit comité opèrent, et réussissent sans doute.
Comité artitique de la Compagnie d’art Singulier : Marielle Magliozzi, qui est titulaire d’une thèse sur les environnementalistes singuliers.
Serge Panarotto, écrivain et grand connaisseurs des chemins buissonniers,
Roger Ferrara, artiste.
Et moi-même, Danielle Jacqui , depuis toujours en connexion et en consultation avec des référents sur les questions.
Nous pouvons faire des omissions et des erreurs mais en général cela est corrigé dans le temps, puisque avec le plus grand des sérieux, notre manifestation perdure.
La Compagnie d’Art Singulier est jusqu’ici présidée par l’exceptionnel ami Fréderic Rays.
Participent aussi :
Gilbert Cossini en tant que trésorier.
Jean Paul Nicoli.
Mihèle et jean Christophe Guérin animateurs et organisateurs d’expositions.
Peut-êtere aussi, Nathalie Garnel qui était chargée de la communication lors du dernier festival..
Et sans doute le Président de « l’Association des Amis de Danielle Jacqui »,qui, ne l’oublions pas est « fondatrice » de la manifestation, avec La Ville de Roquevaire et son Centre Culturel. et travaille dans ce cas en parfait jumelage.
J’ajouterai à cela, qu’un certain nombre d’idées réunissaient ma démarche propre et mes convictions à la façon de voir très personnelle de Reynaud.
La passion de créer était viscérale, nous étions réellement marginaux de l’art et de son système, nous ne passions pas notre temps en expositions à but lucratif, et notre regard était très attentif voir draconien, par rapport à l’inventivité, à la création, et à l’expression intéressante et non sophistiquée des autodidactes réels.
Nos idées différaient toutefois sur certains points capitaux.
C’est la raison pour laquelle, je prétends, qu’il est impossible et contre nature de chercher à conceptualiser l’art dit singulier.
On est singulier parce que par essence on est seul.
Chaque solitude pouvant se regrouper et se reconnaître sous le vocable.
En ce qui concerne, la prolifération des manifestations dites d’art singulier, il faut regarder les choses, de façon positive.
En ce temps de nos premiers festivals, il n’y avait pas d’échappatoire entre l’art traditionnel, très usité et abusé dans nos contrées, et l’art consacré et officiel dit Art Contemporain.
Nous avons ouvert une brèche là, qui a séduit beaucoup de gens.
On ne va pas leur reprocher d’avoir tenté d’y entrer.
Tant pis pour eux si n’ayant pas compris le sérieux de nos engagements ils se sont laissés entraîner ailleurs que là, où nous aurions aimé les voir demeurer.
Je me bats ici, actuellement, pour que le Festival d’art singulier que nous préparons actuellement continue de se préserver, et fasse des choix réfléchis, et je propose par ailleurs, sans savoir encore si je serai entendue, d’ouvrir parallèlement un marché dit « de la création dite singuière », capable d’accueillir des démarches qui sollicitent une participation et que nous n’aurions pas retenues..
Afin que le public dispose de nos choix et que nous ne nous posions pas en censeurs avec le risque d’erreur que nous pourrions commettre.
Et je propose justement, de ne pas figurer moi-même à l’intérieur du Festival consacré, mais d’être au centre du marché de la création.
Non plus en tant que « singulier artiste » mais parce que j’entre en « ORGANuGAMMIE ».
(A suivre) copyright Danielle jacqui.
l
21.4.08
Hier au vide grenier
Hier au vide grenier sur la place de POnt de L'Etoile, j'ai découvert Jean- Pierre, "un" de l'art brut.
Un vrai de vrai, qui tentait de vendre trois francs six sous ses productions rafraîchissantes et merveilleuses, en toute modestie et sans se prendre pour l'artiste qu'il est!.
"L'art se trouve justement là, où on ne l'attend pas!"
Quel bonheur.
Il a comblé mon dimanche.
Danielle.
Un vrai de vrai, qui tentait de vendre trois francs six sous ses productions rafraîchissantes et merveilleuses, en toute modestie et sans se prendre pour l'artiste qu'il est!.
"L'art se trouve justement là, où on ne l'attend pas!"
Quel bonheur.
Il a comblé mon dimanche.
Danielle.
