12.12.07
Mercredi 12 Décembre

Les neuves pistes de
L’Aventure céramique. Mardi 11 décembre 2007
Vers une monumentale en art brut.
Et un 10ème festival International d’Art Singulier.
Salut Daniel des ATN et bonne fête.
Et toi, ma Danielle aussi.
On n’est jamais si bien servi que par soi-même!
Merci Domi, pour ta gentillesse, et ta démarche simple et amicale. La petite poupée en porcelaine entre pour ma joie, dans ma petite collection.
Ce serait dommage de l’amalgamer à autre chose.
C’est toi, c’est ton œuvre, elle doit rester dans son intégralité, me semble-t-il.
J’espère que tu vas lui faire plein de petites sœurs pour « courir avec les loups ».
À elle seule d’ailleurs, elle pourrait devenir la représentation de l’héroïne d’un conte.
Mais on pourrait imaginer aussi, un conte à personnages multiples, d’auteurs différents pour se rencontrer un peu.
En ce cas, j’aurais fabriqué ma poupée aussi, et Gigi, et mon copain avec cette poupée à deux têtes, rêvée (la poupée) dans ma collection, ainsi de suite.
Et nous inventerions à nous tous, une histoire pour nos personnages.
On pourrait même aller jusqu’à fabriquer en céramique un joli « castelet » pour donner des spectacles.
Si l’on se rendait compte des potentialités extraordinaires de tous les créateurs de notre pays et que l’on ait la volonté d’en faire la richesse première de la nation, cela pourrait être la valeur étalon, représentative.
J’en suis certaine.
Mais, même si j’ai absolument raison, je ne suis que « la Belle au Bois Dormant » et les Princes ne rêvent que de leurs épées. Venue d’un autre monde, je n’engendre qu’une utopie de plus.
Mon travail de folie, est couché sur les tables des pièces chauffées, dans le nouvel atelier, pour raison de séchage un peu lent.
Il faut que j’avance, que je me torde, m’esclabouffre, et que je m’outrepasse, je le sais, mais tel quel, c’est déjà une belle avancée.
Je réalise mes circonvolutions imaginatives à coup sûr, avec dextérité, maîtrise et en un temps diminué de moitié.
Le temps ainsi gagné, autorise un appesantissement sur finitions plus détaillées.
J’ai horreur de la lumière électrique et encore plus des éclairages néon, mais ma passion est si forte quand je malaxe la terre, qu’incarcérée en ce lieu triste à la fenêtre obstruée, isolée, et fixée sur l’œuvre en montage, je me mets à aimer l’ingratitude du sort, et je ne suis plus que prisonnière de la magie de la terre, je perds le fil du temps et de la situation. (Toi ma machine qui souligne en vert mes phrases trop longues! C’est moi qui décide, et nul ne peut me censurer.)
Bien entendu dans les conditions actuelles la part de mon chantier philosophique est escamotée, mais ma cible est atteinte car j’ai pu le constater, finalement cela va bouger en profondeur, et dans le sens de la créativité.
Chiche, on ne parle plus de
Il faudra loucher en silence, la bave au coin des lèvres vers mes réalisations.
Mais ce goût de fruit défendu, sera justement le ferment nécessaire pour susciter l’envie de venir plus intimement, et pénétrer dans les arcanes et de la création et des intentions premières.
A toi, à moi, à nous,
Les Glorieuses,
Qui nous rions des médiocrités.